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vendredi, 20 janvier 2012

Zone euro : la croissance revient à l'ordre du jour

La Tribune du 20/12/2012

Depuis le début de la crise de la dette, c'est le thème politique de la rigueur qui a dominé. Mais avec le risque de récession, la nécessité de prendre des mesures favorisant la croissance est en train de s'imposer dans le débat. Problème, seule l'Allemagne est à même d'engager une politique de relance.

Commentaire :

Pour éviter la récession et l?échec des plans de redressement il faut faciliter le financement des investissements et tout spécialement à ceux qui desserreraient la contrainte énergétique de toute l'Europe, traiteraient des questions de pollution et participeraient à l 'établissement d?infrastructures trans-européennes dans les transports notamment.

Les montants portent annuellement sur de 2 à 3 % du PIB européen et ce pendant une décennie ou une décennie et demie. Dans ce total, moins de 2 % selon différents rapports porteraient sur des investissements liés à la transition énergétique et écologique. Un plan européen en la matière devait en arrêter les grands principes et les enveloppes. Chaque pays après le déclinerait selon ses besoins propres et en fonction de ses spécificités.

Les Etats ne peuvent plus soutenir financièrement ces investissements conséquents par des incitations fiscales fortes. Il faut impérativement y associer les circuits financiers et plus spécialement celui du crédit. Pour faciliter ce dernier, il faudrait assurer un accès au refinancement systématique auprès de la BCE pour les crédits finançant de tels projets. De plus, il faudrait que ce soit à un taux inférieur au taux de refinancement ordinaire, par exemple à seulement 66 % de celui qu?elle demande pour ses refinancements les plus longs. Il faut au moins une telle incitation pour que les banques financent ces projets car il faut contrebalancer l'effet très fortement négatif des exigences nouvelles de liquidité et de renforcement de fonds propres demandés par Bâle III et, plus encore, imposés par les marchés.

Quand les Etats sont impliqués dans des projets de ce type, seuls ou en partenariat avec le secteur privé, ils devraient pouvoir eux aussi accéder au refinancement de la BCE dans les mêmes conditions que le secteur bancaire intervenant dans ces opérations. Les banques centrales nationales de la zone euro s?assureraient par exemple par sondage, et a posteriori, qu'il s?agit bien de financements conformes aux orientations européennes.  Et l'inflation, direz-vous, si la BCE facilite ces refinancements, voire se porte acquéreur de certains de ces crédits quand la situation conjoncturelle se dégrade ? Ce serait une création monétaire, par les banques voire par la BCE, qui serait vertueuse, car « causée » et « bien causée » comme disent les juristes ou les banquiers. Rien à voir avec les refinancements à l'aveugle pratiqués par les banques centrales depuis que les politiques de type monétaristes l'ont emporté au début des années 80 et qui permettent le refinancement de toutes les spéculations et dérives.

Même nos amis Allemands devraient y être favorables. Ce serait en effet renouer très modestement avec la pratique du réescompte abandonnée par l'Allemagne, contre son gré, lors de l'instauration de l'euro.

lundi, 26 décembre 2011

Le privilège exorbitant conféré par la France à 4 agences de notation

Le Cercle-Les Echos -23/12/2011 | Dominique Doise

Nous nous plaignons de la tyrannie des agences de notation. La France leur a, pourtant octroyé, sans contreparties apparentes, d’insensés privilèges qu’il faut supprimer sans tarder.

mon commentaire :

Dominique Doise, très heureusement,  montre par un exemple concret l’importance qu’il y a à mener des analyses détaillées de la réalité.

En effet, il y a les grands discours et derrière ceux-ci la réalité, à savoir bien souvent des décisions techniques prises sans recul, en sacrifiant aux modes, et qu’il est bien difficile de modifier une fois qu’on les a prises… alors que dans le même temps on crie plus fort qu’avant  son indignation ! A droite comme à gauche d’ailleurs.

Si les experts, là où ils sont, faisaient connaitre de telles contradictions, peut-être que les opinions dites éclairées le seraient vraiment et que l’opinion publique en général en aurait quelques échos pour le plus grand bien du pilotage de la chose publique.   

jeudi, 22 décembre 2011

La BCE jette un froid sur les marchés

l'Echo du 22/12/2011

Après avoir affiché de belles hausses en réaction au succès de l'opération de refinancement des banques par la BCE, les Bourses reculaient, mercredi après-midi, s'inquiétant de l'importance du montant prêté aux institutions financières. L'euro a suivi le mouvement: il repart à la baisse.

..  

mon commentaire :

Encore un effort et la BCE pourrait enfin soutenir l'activité de la zone euro utilement en refinançant des crédits correspondant à des investissements liés aux économies d'énergie et à tous les besoins liés au sauvetage de la planète au lieu de refinancer à l'aveugle des systèmes bancaires qui ne savent plus comment orienter leurs activités pour ou survivre ou continuer à offrir, sauf accident, des rendements voisins de 15 % à leurs actionnaires.. comme avant la crise.

Combien de ces fonds se retrouveront déposés par ces mêmes banques auprès de la BCE sans avoir financé les entreprises petites et moyennes ? Combien serviront à pendre des positions juteuses sur les dettes des Etats européens -Grèce exceptée- ayant les spreads les plus élevés ? Au lieu de financer des investissements porteurs d'avenir. La BCE doit agir dans ce sens.

Pour préciser mon propos je renvoie à un article du 15 novembre publié dans  le Cercle- Les Echos  - " Du bon usage du refinancement de la BCE".

MichelCastel à 09:50 - 22 décembre 2011

Encore un effort et la BCE pourrait enfin soutenir l'activité de la zone euro utilement en refinançant des crédits correspondant à des investissements liés aux économies d'énergie et à tous les besoins liés au sauvetage de la planète au lieu de refinancer à l'aveugle des systèmes bancaires qui ne savent plus comment orienter leurs activités pour ou survivre ou continuer à offrir, sauf accident, des rendements voisins de 15 % à leurs actionnaires.. comme avant la crise. Combien de ces fonds se retrouveront déposés par ces mêmes banques auprès de la BCE sans avoir financé les entreprises petites et moyennes ? Combien serviront à pendre des positions juteuses sur les dettes des Etats européens -Grèce exceptée- ayant les spreads les plus élevés ? Au lieu de financer des investissements porteurs d'avenir. La BCE doit agir dans ce sens. Pour préciser mon propos je renvoie à un article du 15 novembre publié dans le Cercle -Les Echos- "Du bon usage du refinancement de la BCE.

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MichelCastel à 09:50 - 22 décembre 2011

Encore un effort et la BCE pourrait enfin soutenir l'activité de la zone euro utilement en refinançant des crédits correspondant à des investissements liés aux économies d'énergie et à tous les besoins liés au sauvetage de la planète au lieu de refinancer à l'aveugle des systèmes bancaires qui ne savent plus comment orienter leurs activités pour ou survivre ou continuer à offrir, sauf accident, des rendements voisins de 15 % à leurs actionnaires.. comme avant la crise. Combien de ces fonds se retrouveront déposés par ces mêmes banques auprès de la BCE sans avoir financé les entreprises petites et moyennes ? Combien serviront à pendre des positions juteuses sur les dettes des Etats européens -Grèce exceptée- ayant les spreads les plus élevés ? Au lieu de financer des investissements porteurs d'avenir. La BCE doit agir dans ce sens. Pour préciser mon propos je renvoie à un article du 15 novembre publié dans le Cercle -Les Echos- "Du bon usage du refinancement de la BCE.

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mardi, 20 décembre 2011

Pourquoi l'argent public devrait-il financer la banque d'investissement ?


Les Echos -20/12/2011 | - interview de  MARTIN WOLF, membre de la Commission VICKERS

mon commentaire :


Londres va couper ses banques en deux … en 2019 ! Et les contribuables seraient protégés des dérives spéculatives des groupes bancaires. J’aimerais voir.
Mais comment assurer le financement par le seul canal du crédit quand une partie croissante de l’épargne est en produits financiers et que grandes entreprises et Etats se financent par le marché ? Même les banques mutualistes ont énormément développé des activités de marché. Presque toutes les banques d'investissement sont passées sous le contrôle des banques commerciales. Le ver est donc bien dans le fruit !

Filialiser les activités de marché ne changerait rien à l'analyse que feraient les marchés d’un groupe bancaire comportant ces deux types d’activités puisqu'on reste avec un même actionnariat. Seul un actionnariat profondément différent pour chacune des parties après scission de la banque initiale serait une vraie protection. C’est une déconstruction largement improbable.

 Malgré vos propos rassurant sur les exigences mises en place pour les mouvements de capitaux intra-groupe, cette filialisation n’empêchera pas qu’un jour un tribunal décidera une extension du dépôt de bilan à tout le groupe en raison des liens d’affaires, de risques et résultats croisés, des allocation de fonds propres et d’une gouvernance commune notamment. Ou tout simplement suite à un appel aux actionnaires par les autorités bancaires pour renflouer la partie « marchés ». ceux-ci ne pourront plus soutenir la partie banque de détail qui essuiera quelque temps après les contrecoups de la crise économique qui suit toujours une crise financière. On peut faire confiance aux avocats d'affaire et aux créanciers institutionnels pour lancer des requêtes en ce sens.
Et les Etats devront soutenir la banque classique. Ainsi ils soutiendront de fait l'autre pan du groupe. On peut craindre que le contribuable soit encore longtemps actionné avant l’actionnaire !
 

vendredi, 16 décembre 2011

l'échec annoncé de Mme Merkel

les Echos du 16/12/2011 - la chronique d'Eric Le Boucher  -

   

L'Allemagne a raison sur beaucoup de sujets, monétaires et économiques, mais elle a toujours eu une lacune : une vision régionale du monde. Une lacune aujourd'hui très grave, peut-être mortelle pour l'Europe(...).
Cette Allemagne-là est admirable. Mais elle s'aveugle en refusant de voir que beaucoup d'autres, païens ou vulgaires, ne résistent pas à la puissance de l'argent. Les Américains en premier. Bref, les marchés financiers (...). L'Allemagne ne peut, seule, vaincre l'autre esprit du monde. Les marchés gagneront (et les Chinois aussi) (...). 
Qu'est-ce qu'un modèle de modernité européenne intégrant les deux nouvelles puissances réelles d'aujourd'hui, les marchés financiers et la Chine ? Il n'y aura pas d'Europe sans réponse aux questions en profondeur d'un Schäuble.


mon commentaire :

Un grand pas serait fait si on dénonçait les 15 % de rendement des fonds propres toujours en vigueur dans la plupart des sociétés cotées, dont les banques, même aussi fragilisées qu'aujourd'hui . Tout juste si elles viennent de se fixer seulement 12 à 15 % d’ici 2013 (HSBC) ou entre 12 et… 17 % dès 2013 (UBS)  !

Demander avec force un retour à 7 à 8 % serait un discours essentiel à tenir pour rapprocher les conditions de fonctionnement de la finance de l'économie réelle, avec une Europe et des USA sans croissance et un net ralentissement chez les pays émergents.
« Entre le pape et Luther aucune synthèse n'a été trouvée»… dites-vous . Certes, mais rappelons qu’au Moyen Age, la Chrétienté avait condamné les prêts usuraires. Aujourd’hui il faut que tous, croyants ou non, nous condamnions cette nouvelle usure que sont ces 15% de retour sur fonds propres, objectif en vigueur depuis 15 ans et qui contribue fortement à mener là où nous sommes .

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