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Réactions à des articles de presse

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vendredi, 12 octobre 2018

Pourra-t-on inverser la courbe du réchauffement ?

 

le Cercle-les Echos du 12/10/2018- 

Point de vue de Jean Jouzel 

" L'Europe doit créer d'urgence une banque et un budget fédéral pour le climat "


Mon commentaire :
 

 La BCE va réinvestir 130 milliards d'euros en 2019 correspondant aux remboursements à échéance des obligations qu'elle a achetées. Pourquoi ne pas les réinvestir dans des projets contribuant à la transition énergétique ?

                           
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Dans ce Point de vue du 12/10/2018 Jean Jouzel  demande que " L' Europe crée d'urgence une banque publique et un budget européen pour le climat".
Cette idée est plus que légitime et pertinente mais on peut craindre qu'elle ne demande plusieurs années avant d'aboutir, à supposer qu'elle aboutisse ce qui suppose l'unanimité des 28 ou 27 états. Unanimité sans doute obtenue qu'après un compromis qui pourrait fortement amputer les enveloppes jugées souhaitables. 
Alors en attendant et pour "amorcer la pompe" il y a une action qui pourrait être engagée dès janvier- du moins avant l'été- pour les pays de la zone euro. En effet, alors que la BCE arrêtera en décembre son programme de rachat d'obligations publiques et privée (réalisé dans le cadre du "quantitative easing") elle a déclaré qu'elle réinvestira le montant des obligations achetées arrivant à échéance en 2019 en  titres public mais aussi en titres privés; comme l'avait fait la Fed entre 2014 et octobre 2017. 
Le montant est d'environ 130 milliards en 2019 et sans doute autant sinon plus pendant plusieurs années. Au prorata des parts des pays dans le capital de la BCE cela donnerait 18,4 milliards pour la France, 16 pour l'Italie et 23,4 pour l'Allemagne. Certains états peuvent laisser de la place au secteur privé s'ils sont par trop contraints budgétairement. 
             

jeudi, 4 octobre 2018

Les cinq ingrédients qui préparent la crise de 2020

Les Echos- Nouriel Roubini - article du 04/10/2018

" Dix ans après la chute de Lehman Brothers en 2008, le risque d'une nouvelle déflagration est à nouveau élevé. Et, cette fois, les Etats surendettés ne disposent plus des mêmes armes pour y faire face".

Mon commentaire :

Tous les ingrédients sont réunis pour qu'il y ait une crise financière dans les 2 à 3 ans qui viennent, sans doute plus grave qu'en 2007/2008 par la disparition des marges de manoeuvre pour la plupart des états. Pour faire bonne mesure il ne faut pas oublier que pendant ces périodes il n'y a plus de projets significatifs ni d'argent pour financer les investissements lourds et longs avant d'être rentables. Parmi les grandes victimes il y aura le financement de la transition énergétique, du traitement de la pollution et des déchets, de l'accès à l'eau notamment. La fin programmée des politiques accommodantes des banques centrales doit impérativement prendre en considération ces besoins. Voir une proposition concernant les refinancements :
https://www.linkedin.com/pulse/pour-vraiment-verdir-le-financement-de-l%C3%A9conomie-michel-castel/ 

jeudi, 27 septembre 2018

Libérons de l'idéologie l'enseignement de la science économique !

Vendredi dernier, j’ai eu l’honneur d’accueillir au Parlement Européen la rentrée académique de l’Université Libre de Bruxelles, dont l’année 2018-2019 s’inscrira dans la dynamique de l’Europe de la connaissance. Ce fut pour moi l’occasion de remettre en cause la manière dont la science économique est enseignée dans la plupart des facultés et des écoles de commerce, mais aussi à tous les non-spécialistes. En effet, alors qu’elle est démentie presque en tout par le réel, la théorie néo-classique règne hégémoniquement depuis des décennies sur cet enseignement. Cette théorie que j’ose qualifier de pseudo-scientifique fournit la base idéologique au néo-libéralisme, dont les ravages humains et naturels sont à mes yeux l’un des facteurs essentiels de la colère qui s’exprime au fil des élections en Europe.

mon commentaire :

 

Le discrédit de la pensée et (à juste titre) des réalités communistes du XXème associé au triomphe de la pensée unique d'un libéralisme sans contrainte ni valeurs mettent en péril la plupart des sociétés et même l'avenir de l'humanité.

Phénomène particulièrement perceptible et ressenti comme tel dans les pays qui ont mené depuis l'après-guerre des politiques de type sociales démocrates. Politiques qui malheureusement ont fortement contribué à cette marchéïsation généralisée des économies, sans recul ni vision à très long terme. Quand de plus, et depuis 15-20 ans, ces pays n'ont pas su se réformer pour toujours assurer l'efficience de leurs actions contre la pauvreté et l'inégalité des chances il n'est pas étonnant que les fractures sociales s'aggravent et poussent les peuples à de nouvelles aventures dramatiquement dangereuses.

Libérons les intelligences de tout déterminisme économique et social et de toutes les pensées binaires.

 

lundi, 24 septembre 2018

La dette est trop élevée à l'échelle mondiale, selon la banque des banques centrales

La Tribune article de  Delphine Cuny  |  24/09/2018



 

Dans son état des lieux des marchés financiers, la Banque des règlements internationaux (BRI) s'inquiète des valorisations excessives des marchés et des conditions de crédit trop souples. L'ensemble de la dette, privée et publique, est maintenant "considérablement plus élevée qu'avant la crise" et les prêts à risque sont en plein essor."  


mon commentaire :

A ce tableau inquiétant- auquel on pourrait ajouter entre autres les massifs rachats d'actions pour profiter des taux voisins de zéro, voire négatifs-  il ne faut pas oublier que ces dettes privées et publiques sont de plus en plus sous forme de produits négociables sur les marchés, c'est-à-dire  négociables en temps réel, de façon mondialisée, susceptibles d'énormes baisses instantanées de cours. Baisses qui influencent même indirectement l'appréciation implicite des crédits restés dans les portefeuilles bancaires.   Les techniques de couverture deviennent alors inopérantes, la défiance se généralise et la liquidité  s'évanouit sur les marchés comme entre les banques. Et les fonds propres des banques - surtout  des plus grandes très mondialisées- pourtant bien renforcés depuis le crise de 2007/2008 peuvent ne pas suffire pour rassurer leurs contreparties et les faire échapper à la tourmente. Ce sont alors les économies qui en subissent les conséquences.

jeudi, 13 septembre 2018

Commerce extérieur : La lente agonie du « dispositif public de soutien à l’exportation »

 Le Monde  - le 11 /09 / 2018  - par François David, Directeur de la DREE de mars 1987 à novembre 1989 et Président de la COFACE de 1994 à 2012.

La mauvaise performance des entreprises françaises à l’exportation s’explique aussi par le démantèlement du dispositif public mis en place à la Libération pour les aider, estime François David, ancien président de la Coface, dans une tribune " au Monde".

mon commentaire :
J'ai beaucoup apprécié l'article de François David qui sait de quoi il parle et qui montre comment notre pays a sabordé un de ses  atouts dans la compétition internationale. Je partage complètement son analyse du lent démantèlement du soutien public à l'export et le regrette. 
C'est d'ailleurs en m' inspirant d'un des éléments du dispositif mis en place très efficace, le refinancement privilégié (à 4,5 %) auprès de la Banque de France, que je le propose dès 2012 pour le financement de la transition écologique dans une interview au journal " La Marseillaise".. 
 
extrait :
Question : "Mais comment  fortement impliquer les banques dans le financement de la transition écologique "?
En reprenant le système qui avait fonctionné dans les années 60 / 70 pour les exportations. La France était très faible en la matière. Par ce dispositif les banques pouvaient se refinancer sans limitation auprès de la Banque de France, et à des taux bonifiés dès lors qu’elles finançaient des projets d’export. Cela nous a permis d’arriver (à l'époque) à la 3ème ou 4ème place des pays exportateurs. Il faut faire la même chose avec des projets lié à la transition écologique et de dimension européenne  : économie d’énergie, infrastructures, transports propres etc. et avec la BCE. Dès lors, les banques n’auraient plus de problème de liquidité ou de recapitalisation et n’auraient plus aucun prétexte pour refuser les financements des entreprises qui font aujourd’hui cruellement défaut. Cela aurait un impact sur les entreprises mais aussi sur leurs sous-traitants."
"Financer la transition écologique " entretien avec une journaliste de la Marseillaise, Angélique Schaller, le 3 août 2012 repris dans mon blog michel.castel@gmail.com; lien http://www.michelcastel.com/index.php?/page/3&q=refinancement
 

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