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mercredi, 13 février 2013

Pourquoi le scandale de la viande de cheval ?

Le Cercle- Les Echos - 2/02/2013 | Bertrand Pauget 


 

Le scandale de la viande de cheval a fait la une des médias. Pourquoi ? Sans doute, car la place de l’animal a changé dans notre société ce qui est révélateur d’une société où les valeurs sont en train d’évoluer vers une nouvelle religiosité laïque où le rapport à l’environnement fait foi.

12/02 | 15:10 | Jean-Pierre Gamet

Il ne s´agit pas de nos rapports avec les chevaux bien qu´en Angleterre on ait tendance á les préférer aux gens. Il s´agit tout simplement de malhonneteté.
Quant á la " religion " je dirais que la nouvelle religion est celle de le consommation. Hélas.

mon commentaire :

Je partage largement ce dernier avis .

Ce qui est fondamentalement en cause est la tromperie; que ce soit du cheval, du porc, ou demain de l'autruche par exemple est second. Car derrière de telles pratiques on peut redouter toutes sortes de manipulations qui trompent non seulement sur le prix et le sérieux des étiquettes mais peut faire craindre le pire en matière de santé publique avec ce qu'il peut y avoir de pesticides, de colorants et autres conservateurs non dits et qui font de nos assiettes autant de cocktails qui pourront se révéler un jour forts dangereux pour la santé de chacun. Pourvu que cela ne soit pas que la fine pointe d'un iceberg.      

vendredi, 5 novembre 2010

La justice pour certains

 article de Joseph Stiglitz  le 04/11/2010 dans Le Cercle Les Echos

La débâcle des prêts hypothécaires aux Etats-Unis a soulevé de profondes questions autour du principe « d’autorité de la loi », cette idée universellement admise comme le symbole même d’une société civilisée et avancée. L’autorité de la loi est supposée protéger le faible contre le fort, et faire en sorte que chacun soit traité équitablement. Aux Etats-Unis, à la veille de la crise des prêts hypothécaires à haut risque, elle n’a fait ni l’un ni l’autre.

mon commentaire :

Peut-on espérer que l’instauration du Bureau de protection des consommateurs auprès de la Fed  par la loi Dodd-Frank de juillet dernier empêchera à l’avenir de tels errements législatifs ?

Il faut l’espérer mais, bien que nommé par le Président des USA et confirmé par le Sénat, on peut avoir quelque doute. La proximité technique, administrative et financière avec la Fed garant du bon fonctionnement  des banques et établissements financiers les plus importants le portera naturellement à entendre davantage les arguments des banques que celles du grand public.

Il n’en serait autrement que si les mouvements de consommateurs arrivaient à s’armer techniquement pour contrer solidement les arguments des professionnels et s’ils retrouvaient une force de frappe qu’ils semblent avoir perdus depuis une ou deux décennies. Comment expliquer autrement que les subprimes aient pu autant se diffuser et des lois aussi léonines que celle de 2005 dénoncée à juste titre par M. Stiglitz aient pu être votées ?

 

jeudi, 18 mars 2010

La Grèce et la démagogie politique



Les Echos.fr - Le 11/03/10 - AmirWeitmann - Le cercle Economie et entreprises

Les politiciens européens dénoncent "les spéculateurs", responsables de la crise grecque, ou au moins qui "parient" sur la faillite de la Grèce et la précipitent. En fait, ils ne font que montrer leur ignorance, leur démagogie et leur populisme et, surtout, leur dangerosité.

mon commentaire :

Arrêtons les simplifications ! Que les politiques recourent assez souvent à la démagogie en montrant du doigt des opérateurs et/ou des techniques comme autant de bouc-émissaires, personne n'en disconviendra.
Mais que de leur côté les acteurs de la finance ne se présentent que comme de bons petits soldats de la logique, de la rigueur et finalement comme des quasi sauveurs qu'ils faudrait presque remercier (car sans leurs interventions cela aurait été encore pire) qui le croira vraiment ?
En fait les uns et les autres sont très souvent et longuement en étroite collusion jusqu'au moment ou un fait - un déclassement d'une agence de notation, un petit problème de liquidité ou de valorisation de produits négociés sur les marchés, un ralentissement économique voire une crise ...- casse cette belle entente implicite.
C'est bien parce que les banques et les investisseurs institutionnels y ont trouvé leur compte que des ajustements drastiques de balance des paiements sont aussi longuement retardés pour les pays comme les Etats-Unis -plus de 30 ans !-, mais aussi l'Espagne, la Grande-Bretagne et la France -depuis 5 ou 6 ans. Il en est de même pour l'accession à la propriété aux USA avec les subprime qui ont remplacé la capacité de remboursement des emprunteurs par des paris sur le prix des logements et que ces crédits une fois titrisés ont été vendu à toute la planète comme des produits de placements sûrs. On pourrait multiplier les exemples, sur les dettes publiques sur-souscrites , les LBO avec effets de leviers énormes, les flambées des prix sur l'énergie et les matières premières ou alimentaires bien au-delà des données de l'économie réelle ... Au point que le moins suspect des anti- marché, Alan Greenspan, a parlé d'exubérance irrationnelle des marchés dès 1996, que, plus structurellement, les bourses prévoient des cas d'arrêts temporaires des cotations pour que les acteurs reprennent leurs esprits....
Ne serait-il pas plus raisonnable de reconnaître que:

1- si les marchés peuvent avoir la vertu de "recadrer" des politiques de fuite en avant, ils ne le font pas toujours à temps même si c'est avant les politiques. Entre temps ils profitent des facilités de l'heure (et ce d'autant plus qu'ils disposent maintenant de moyens de couvertures considérables pour espérer se défausser des risques juste à temps oubliant que dans les cas extrêmes les contreparties s'évanouissent);
2- leurs corrections peuvent effectivement sur-réagir et provoquer des chocs en chaîne qui n'ont plus de rien de vertueux et qui sont même susceptibles de porter des préjudices graves à leurs clients finaux, voire à leurs actionnaires quand se croyant immunisés de ces risques ils se retrouvent en fait dans ladite chaîne.

Mieux vaudrait travailler en commun pour trouver le cadre institutionnel -alertes des autorités telles le FMI, le Comité de Stabilité Financière-, les banques centrales et autorités de marchés (en se coordonnant) - et institution de ratios prudentiels adéquats- qui permette à la fois le jeu des marchés dans ses multiples composantes mais qui les rendent plus robustes en évitant des emballements nuisibles pour tous. Des chantiers sont en route en la matière: il ne leur faut ni baisser les bras, ni sur-réagir à leur tour.

mardi, 7 juillet 2009

La lettre encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI

encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI

Les Echos- [ 07/07/09  -


Le souverain pontife insiste sur "l'urgence de la réforme de l'Organisation des Nations Unies comme celle de l'architecture économique et financière internationale" dans ce texte de 150 pages intitulé "Caritas in veritate" qui fait le tour des questions posées à la société actuelle. 


Mon commentaire : 


Après 2 ans de silence quasi total sur la crise cette Encyclique est plus que bienvenue.Avec force elle se prononce sur:

- "l'urgent besoin" d'une autorité mondiale,
- un nouveau rôle pour les Etats dans la mondialisation
- réglementer l'exploitation des ressources non renouvelables,
- consacrer une part plus grande du PIB des pays développés au développement,
- avoir une gestion humaine de la migration; développer un tourisme responsable...
C'est important de parler de la responsabilité sociale de l'entreprise; de la place du don à l'intérieur de l'activité économique normale...

Mais pourquoi ne pas avoir dénoncé précisément les exigences de rendement intenables de 15 % et plus exigés par les actionnaires institutionnels et de s'en tenir à un discours intéressant mais largement utopique "que toute l'économie et toute la finance soient éthiques"?

Pourquoi des propos précis sur certaines questions et un discours très général sur les profits? Pourquoi deux poids, deux mesures ?

Lien proposé : la lettre encyclique Caritas in veritate