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Tag - Partage de la valeur ajoutée

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mardi, 23 avril 2013

Pourquoi le PS (belge) est prêt à débattre de l'indexation

L'Echo - le 22 avril 2013 

article de Christophe De Caevel

Le mécanisme d’indexation automatique des salaires reste "sacré" pour les socialistes francophones, mais ses modalités pourraient être revues pour le rendre "plus performant".

mon commentaire :

 

il y a long­temps que l'Union Eu­ro­péenne pousse for­te­ment à la de­sin­dexa­tion des sa­laires. Ef­fec­ti­ve­ment elle n' a pas tort quand l'in­dexa­tion est sans nuances. Celle-ci peut ame­ner à des si­tua­tions d'échelle de per­ro­quet non mai­tri­sables comme cela a été au Bré­sil dans les an­nées 60.

Mais alors pour­quoi ne rien dire sur le dé­ve­lop­pe­ment très si­gni­fi­ca­tif des émis­sions d'obli­ga­tions in­dexées des Etats de l'OCDE comme des pays émer­gents ? N'y a t-il pas le même type de dan­ger en ayant une dette qui mé­ca­ni­que­ment ne pourra ja­mais être lé­gè­re­ment gri­gno­tée par l'in­fla­tion alors qu'on sait bien que le stock de dettes est tel­le­ment dé­con­necté des éco­no­mies réelles qu'il fau­dra bien jouer sur ce pa­ra­mètre. Mêmes des po­si­tions énon­cées au sein du FMI, et les po­li­tiques ré­centes de la Banque d'An­gle­terre et du Japon vont dans ce sens.

Y au­rait -il deux poids et deux me­sures: la dés­in­fla­tion com­pé­ti­tive des sa­laires d'une part et la sanc­tu­ri­sa­tion des ren­de­ments réels de l'épargne d'autre part ?

mardi, 7 juillet 2009

La lettre encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI

encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI

Les Echos- [ 07/07/09  -


Le souverain pontife insiste sur "l'urgence de la réforme de l'Organisation des Nations Unies comme celle de l'architecture économique et financière internationale" dans ce texte de 150 pages intitulé "Caritas in veritate" qui fait le tour des questions posées à la société actuelle. 


Mon commentaire : 


Après 2 ans de silence quasi total sur la crise cette Encyclique est plus que bienvenue.Avec force elle se prononce sur:

- "l'urgent besoin" d'une autorité mondiale,
- un nouveau rôle pour les Etats dans la mondialisation
- réglementer l'exploitation des ressources non renouvelables,
- consacrer une part plus grande du PIB des pays développés au développement,
- avoir une gestion humaine de la migration; développer un tourisme responsable...
C'est important de parler de la responsabilité sociale de l'entreprise; de la place du don à l'intérieur de l'activité économique normale...

Mais pourquoi ne pas avoir dénoncé précisément les exigences de rendement intenables de 15 % et plus exigés par les actionnaires institutionnels et de s'en tenir à un discours intéressant mais largement utopique "que toute l'économie et toute la finance soient éthiques"?

Pourquoi des propos précis sur certaines questions et un discours très général sur les profits? Pourquoi deux poids, deux mesures ?

Lien proposé : la lettre encyclique Caritas in veritate

 


 


mardi, 12 mai 2009

Partager la richesse

Partager la richesse

 La Tribune.fr - 12/05/2009 - Par Philippe Mabille, rédacteur en chef et éditorialiste à La Tribune.

En lançant, le 5 février dernier, le débat sur le partage des profits, Nicolas Sarkozy a ouvert la boîte de Pandore. Evoquer, en pleine crise financière, au moment où l'opinion cherche des boucs émissaires, l'idée d'une répartition nouvelle des profits - un tiers pour l'actionnaire, un tiers pour l'entreprise et un tiers pour les salariés - était une provocation délibérée qui n'a pas manqué son but : agacer le patronat et exciter les syndicats.
La remise ce matin du rapport de Jean-Philippe Cotis, "Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France", devrait apaiser les esprits...

Mon commentaire :

 o Le rapport Cotis est un bon rapport mais il est néanmoins un peu court sur la partie salaires indirects ou différés - qui représentent les charges sociales- dont le poids a fortement augmenté depuis deux décennies (de l'ordre de 4 % du PIB). C'est certes redistribué mais pour les salariés -dont les plus jeunes- cela ne donne pas du pouvoir d'achat immédiat et pèse sur leur perception d'une juste rémunération de leur travail. Or poser cette question c'est ouvrir le dossier de l'assiette de la couverture des charges sociales au-delà des seuls salariés et donc de la politique fiscale. C'est regrettable que cette question essentielle ait été évacuée alors que le partage des profits est une fausse piste.


 o  Enfin la stabilité de la part des salaires dans la valeur ajoutée est réelle depuis la fin des années 80 (après la pointe de 79-82) mais elle correspond à 2 ou 3 points de moins qu'au début des années 70 c'est-à-dire à l'époque d'avant le premier choc pétrolier, le flottement des monnaies, l'inflation et les indexations (poussant à la hausse) ,puis l'arrivée du monétarisme et de la libéralisation forcenée de la financiarisation des économies (poussant fortement à la baisse).Aujourd'hui les dividendes remplacent les frais financiers (avec la baisse des taux) mais qu'en sera t'il quand ils remonteront ? Qui des salariés ou des actionnaires supporteront le surcoût ? Entre les capitaux pouvant arbitrer les rendements sans frontières et l'emploi nécessairement local (sauf à être délocalisé) et la réserve de main d'oeuvre des pays émergents, la réponse ne fait guère de doute !