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Tag - Traitement des crises

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mercredi, 23 mai 2012

Pourquoi il faut démondialiser le système bancaire européen

Le Cercle- Les Echos du 23/05/2012 - point de vue de Jean Arthuis et Jean Peyrelevade

Nous souhaitons bien entendu que les dirigeants européens parviennent enfin à maîtriser la crise qui menace l'euro. Mais cela ne suffira pas à porter remède à nos fragilités, qui appellent un traitement de fond.

mon commentaire  :

Je pense qu'il n'est pas plus souhaitable de démondialiser le système bancaire européen que de démondialiser les économies.

Par contre, là où je rejoins les auteurs c'est quand ils cherchent à esquisser une régulation et une supervision qui ramèneraient les banques à leur métier fondamental de financer au mieux l'économie réelle, y compris dans sa complexité. Complexité qui justifie l'appel au marché mais dans des limites qui font que les professionnels du risques doivent en garder l'essentiel car les ménages et les entreprises n'ont pas les moyens dont ils disposent pour les gérer au mieux.

Sur le caractère national des banques et les mécanismes de traitement des crises des méga-banques, je signale mon article du Cercle- Les Echos  ci-dessous, intitulé :

"Qui devra payer pour les banques systémiques ?" Le Cercle- Les Echos - le 22/09/2011

vendredi, 20 avril 2012

Une solution à la crise : payer les salaires en dette

Article de Jacques Delpla - le Cercle-les Echos du 18 avril 2012

Je suggère ici, pour l'Europe du Sud, de payer une partie des salaires et retraites en dette. La crise de la zone euro est d'abord une crise de graves déficits de balance des paiements de l'Europe du Sud par rapport au Nord, avec des écarts de compétitivité d'environ 10 % pour la France et l'Italie, 20 % pour l'Espagne, de 30 % à 35 % pour la Grèce et pour le Portugal.


 

mon commentaire :

J’aimerai que l’auteur aille jusqu’au bout de sa démonstration.

Qu’il nous explique notamment  l’impact de sa proposition sur la consommation et sur l’épargne. Entre les salariés qui sont contraints de consommer la quasi-totalité de leurs salaires et ceux qui, plus aisés, épargnent une part notable de leurs salaires, que deviendraient le niveau de l’activité, la capacité à  financer les investissements ; que deviendrait la  collecte de l’assurance-vie, celle des banques, des SICAV, alors que leurs capacités d’épargne sera en tout ou partie employée en la dette qui leur a été affectée d’office.

 

Pour faire bonne mesure, ces revenus  payés en dettes seraient-ils soumis  aux charges sociales et/ou imposables à l’IR ou serait-ce une perte sèche supplémentaire pour les organismes sociaux et l’Etat ?

 

Sauf à n’avoir rien compris,  ce qui est possible, voilà autant de questions essentielles qui paraissent devoir appeler des réponses claires.

Et pourquoi s’arrêter aux seuls salaires ? Et les honoraires des professions libérales et les revenus des entrepreneurs individuels ? Pourquoi les dispenser d’entrer dans «  cette grande base électorale favorable à la réduction crédible  des déficits publics » ?   

Enfin pour aggraver mon cas,  je propose d’étendre cette mesure aux actionnaires en substituant cette allocation de dette à leurs dividendes. On associerait enfin le capital et le travail à ce grand  effort  national  de désendettement… au bénéfice des prêteurs actuels – nationaux et étrangers, institutionnels et individuels -  trop heureux de voir leurs risques transférés aux nationaux  salariés.

 

vendredi, 21 octobre 2011

crise : les tractations se poursuivent en Europe

Les Echos-  le 21/10/2011 |

Le rôle et la capacité du FESF, le pare-feu anti-crise européen, opposent non seulement Paris et Berlin, mais les pays 'triple A' aux pays du Sud en difficulté. Plusieurs sommets réunissent les dirigeants européens, ce week-end et mercredi prochain.

mon commentaire :

Il faut faire tomber la fièvre immédiatement et soigner le malade au fond mais en donnant du temps au temps.

Faire tomber immédiatement la fièvre, comment ?

Et si les européennes utilisaient les mêmes techniques que les marchés à savoir prendre des positions sur les CDS des pays de la zone euro. Leurs montants ne sont pas si élevés et se mettre en travers qu marché pour éviter des taux totalement insupportables serait du domaine du possible . Exactement comme il arrive que les banques centrales le fassent sur le marché des changes pour contenir les mouvements aberrants ( ex. accords du Plazza...). Cela vaut sur toutes les dettes publiques, y compris la dette grecque après qu'elle ait été réduite comme c'est sur le point de se faire.
Le risque de contrepartie sur les CDS reviendrait au FESF mais celui-ci peut être maitrisé, même être relativement faible, si les pays respectent les plans de rigueur déjà mis en place et maintiennent une certaine croissance.

mercredi, 14 septembre 2011

Pourquoi l'Allemagne a raison d'être dure

Le Cercle les Echos - le 14/09/2011 -  Jacques Delpla



L'Allemagne est-elle devenue le Tea Party de l'Europe, qui pousse les pays du sud de l'euro au défaut, au risque de faire imploser l'euro ? Ou bien, comme je le crois, l'Allemagne adopte-t-elle une stratégie de « Canossa inversé » ?



mon commentaire :

j'espère qu'il faut lire ce texte au deuxième voire au troisième degré tant il développe un discours inacceptable pour qui ne serait pas Allemand.

J'ai trop de respect pour ce pays et son peuple pour lui prêter de telles arrière-pensées.

Qu'il ait le souci de voir les pays de la zone euro et sans doute de toute l'UE ( l'Allemagne y fait toujours grand cas) reconstruire des économies plus robustes et des choix politiques moins laxistes est tout à fait légitime et contribue à l'intérêt général de l'Europe.

De la à le voir coloniser en quelque sorte le reste de l'Europe non AAA, il y a un gouffre qui ne peut même pas être envisagé sauf à voir les pires moments de l'histoire de l'Europe se profiler.



 

vendredi, 5 août 2011

Régulation financière : tout reste à faire !

Le Cercle - Les Echos -article du 05/08/2011 par Laurence Scialom et Christophe Scalbert

Chômage, pouvoir d'achat, inégalités, fiscalité, contrainte budgétaire... Tous ces thèmes vont être légitimement au coeur des programmes politiques pour 2012. La grande absente est la régulation financière, dont les carences ont pourtant été un des ingrédients déterminants de la crise financière globale.

mon commentaire :

Les auteurs posent notamment une question essentielle " une des urgences est de donner aux pouvoirs publics les moyens légaux ne pas avoir les mains liées en étant systématiquement obligés de renflouer les institutions financières systémiques, aujourd'hui comme demain ».

Pour une bonne partie de ces 25 ou 30 groupes systémiques de par le monde une question essentielle se pose en effet de façon d'autant plus cruciale que les Etats n'ont plus les moyens d'en assurer le sauvetage intégral.

A ce titre ne conviendrait-il pas de reconsidérer la situation de fait qui renvoie au seul pays du siège social le sauvetage de l’un d'eux (voire de plusieurs, cf en 2009) alors que son activité, ses risques et ses résultats à l’étranger ou sur les marchés internationaux sont d’ores et déjà devenus prépondérants ? Alors que très souvent, en plus, son capital est détenu à près de la moitié ou davantage par des non résidents ?

N’y aurait il pas à instituer un partage du fardeau pays d’origine et étranger selon un score multi-critères ? Non pas pour appeler, sauf exception, tel ou tel pays étranger où l'activité bien que significative ne représenterait que quelque pour cent de l'activité globale, mais pour appeler une instance internationale de nature prudentielle et dotée d’un fond de garantie important et pouvant tirer des fonds auprès du FMI pour compléter ses ressources? En lien avec le FMI, la BRI, etl le Comité de stabilité financière donc, un dispositif de type prudentiel doté de moyens pour fixer le montant d'une taxe internationale sur les transactions financières, pour déterminer les grand principes de traitement des actionnaires qui n'ont pas participé au renflouement de leur établissement .

Ce dispositif serait un élément majeur de la robustesse d'une finance dont les opérations et les opérateurs majeurs sont nécessairement transnationaux et de plus en plus souvent sans commune mesure avec les PIB et les budgets nationaux. L'Islande, l'Irlande ne diront pas le contraire et la Suisse s'en est inquiétée à l'occasion des difficultés de ses deux champions.

La question est complexe, forcément très sensible, et très difficile à mettre sur pied... surtout en pleine crise. Raison de plus pour que ce soit le plus tôt possible un nouveau chantier pour les prochains G20.

 

 

 

 

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