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lundi, 18 janvier 2016

Financement des TPE : La Banque de France décrète la mobilisation générale

La Tribune du 18/01/2016 - article de Christine Lejoux

Moins de 60% des demandes de crédits de trésorerie des très petites entreprises sont satisfaites, contre 74% pour les PME, selon la Banque de France. L’institution veut mobiliser ses propres services, les banques et les entreprises pour améliorer le financement des TPE.


Mon commentaire :

« Le taux de défaut des TPE est de 6% en moyenne, et même de 10% pour celles qui sont âgées de moins de trois ans, alors qu'il se limite à 3% pour les PME », est-il indiqué.
 
 Certes, mais en montants unitaires, les crédits et les garanties octroyées aux TPE n'ont rien à voir avec ceux des PME. De plus les impayés finaux sont souvent bien moindres que la créance initiale après la mise en jeu des garanties réelles et/ou personnelles données par les emprunteurs à la tête desdites TPE. Enfin on ne peut pas oublier le fait que, derrière les 10% de défaillances mentionnés, la grande majorité des TPE qui se créent ou qui ont moins de trois ans le font sans accéder au crédit bancaire.

vendredi, 25 mars 2011

Sécuriser un financement avec un collatéral est moins sûr qu'on pense

le blog des professions financières - DFCG -  article de François Meunier

le 21 mars 2011

Il est stupéfiant de voir la méconnaissance avec laquelle les manuels de finance les plus courants négligent les financements structurés avec "collatéral " (...) .
Mais dans un article récent Schleifer et Vishny soulignent que ce mode de financement est porteur d’un risque systémique qu’on ne peut désormais plus négliger.(...).

C'est clairement un défi pour les régulateurs. Ne doivent-ils pas imposer un changement des règles du jeu, notamment pour limiter l’automatisme des appels de marge ? De donner un poids moins important à l’économie de fonds propres qu’apportent les collatéraux ? De restaurer à sa due place, moyennant rémunération appropriée, les financements non sécurisés dans les relations interbancaires ?

          mon commentaire :

L'analyse de François Meunier est tout à fait pertinente.

Toutefois le problème qu'il soulève ne peut-il pas trouver un réel amortisseur à la fragilité conjoncturelle d'un secteur ou aux risques liés à une crise plus généralisée en usant de décotes significatives sur les valeurs du "collatéral" pris en compte?

Des demandes de garanties existent un peu partout, y compris sur les marchés dérivés de gré à gré, mais les décotes retenues ne sont généralement pas suffisantes pour couvrir les risque sectoriels ou macro-économiques de moyenne période. Si cela était, les conséquences de l'insuffisance de couverture par "collateral" qui peut toujours apparaître lors de situations exceptionnelles seraient normalement absorbables par des fonds propres suffisants chez les banques (Bâle III va bien dans ce sens).