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Tag - France-Allemagne

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mercredi, 14 septembre 2011

Pourquoi l'Allemagne a raison d'être dure

Le Cercle les Echos - le 14/09/2011 -  Jacques Delpla



L'Allemagne est-elle devenue le Tea Party de l'Europe, qui pousse les pays du sud de l'euro au défaut, au risque de faire imploser l'euro ? Ou bien, comme je le crois, l'Allemagne adopte-t-elle une stratégie de « Canossa inversé » ?



mon commentaire :

j'espère qu'il faut lire ce texte au deuxième voire au troisième degré tant il développe un discours inacceptable pour qui ne serait pas Allemand.

J'ai trop de respect pour ce pays et son peuple pour lui prêter de telles arrière-pensées.

Qu'il ait le souci de voir les pays de la zone euro et sans doute de toute l'UE ( l'Allemagne y fait toujours grand cas) reconstruire des économies plus robustes et des choix politiques moins laxistes est tout à fait légitime et contribue à l'intérêt général de l'Europe.

De la à le voir coloniser en quelque sorte le reste de l'Europe non AAA, il y a un gouffre qui ne peut même pas être envisagé sauf à voir les pires moments de l'histoire de l'Europe se profiler.



 

dimanche, 21 novembre 2010

L’Allemagne victime ou bénéficiaire de l’euro ?


 

Blog des professions financières- DFCG - article du 18 /11/2010 par François MEUNIER

L’Allemagne aurait profité du mécanisme de l’euro, sans doute au détriment de certains de ses voisins (...). Pas du tout, répond Hans-Werner Sinn, président du réputé institut IFO dans le Monde du 28 octobre 2010 : « Non, l'Allemagne n'a pas été la grande bénéficiaire de l'euro ». L’Allemagne est plutôt la victime de ce mécanisme ! C’est elle qui a permis la prospérité passée des autres pays de la zone euro.(...)


 mon commentaire :

La conclusion est assez difficile à "avaler" même si elle est largement vraie.

Je dirai néanmoins amicalement à l'auteur qu'il aurait pu tirer une mesure de son propre diagnostic sur l'excédent des balances des paiements. Pourquoi ne pas dire ce qu'il dit mais dans la limite, essentielle, qui serait de tendre à contenir les excédents de balance de paiement à quelques pour cents du PIB d'un pays, ici l'Allemagne, mais aussi pour les autres pays membres de l'Union ?

Le Secrétaire d'état au Trésor américain a avancé récemment l'idée qu'au niveau mondial un pays dont l'excédent commercial dépasserait 4 % de son PIB devrait intervenir pour limiter des dérives non tenables entre les grandes zones économiques ou entre pays dans une zone comme l' U.E. Idée refusée par la Chine et l'Allemagne. Il faudra sans doute néanmoins y revenir, comme on est bien venu aux 3 % de déficits publics assez efficaces, quoi qu'on dise, jusqu'à la crise.

Cela obligerait à plus de convergence ... et éviterait à ces malheureux épargnants Allemands, ou autres, les affres de la crainte de pertes sur leurs placements dans les autres pays de l'Union dits périphériques!

jeudi, 14 octobre 2010

Les conséquences de la réunification allemande sur l'Europe

article de Michel Rocard du 13/10/2010 dans "Le Cercle Les Echos"

Vingt ans après la réunification allemande, une nouvelle génération qui n'a pas connu la guerre arrive au pouvoir. Ce qui est une bonne nouvelle pour l'Allemagne n'en est pas forcément une pour l'Union Européenne.

Mon commentaire :


Merci Monsieur le premier Ministre pour ces éclairages qui montrent combien l’axe Paris–Bonn, si fort pendant longtemps, s’est progressivement effacé, et ce bien avant que Berlin redevienne capitale !

Que d’occasions manquées dès la décennie 80 !

On citera  l’absence de tout projet et même de tout discours de la part de la France, pourtant avec à sa tête un Président  de gauche, pour  instaurer une certaine Europe sociale ; une France qui a  choisi pendant cette période un capitalisme à l’américaine contre le capitalisme rhénan ( en favorisant fortement les marchés  plutôt que le canal du crédit à partir de 1985/86, en créant par exemple les SICAV monétaires quand l’Allemagne permettait la libre rémunération des comptes bancaires évitant ainsi ces produits volatils et fiscalement coûteux. Une France qui a  privilégié  l’actionnaire dans le partage de la valeur ajoutée…) ; qui a refusé la proposition allemande d’une retenue à la source pourtant raisonnable sur les capitaux européens allant se placer dans un autre pays européen ( en particulier  Luxembourg) à la fin de cette décennie … 

A ce jeu, assez vite après la réunification, l’Allemagne n’avait plus qu’à jouer à son tour cette carte du marché qui, ont le sait, renforce  les forts. Les programmes politiques des deux principaux partis  montraient  clairement ce choix dès 94/95. Dès lors, la France, dépassée dans ce jeu,  a balancé selon les moments et les dossiers tantôt vers des liens privilégiés avec le Royaume-Uni tantôt vers l’Allemagne.

L’échec du rapprochement entre les bourses de Paris  et de Francfort  en 2005/2006 au profit du Nyse ( bourse américaine) a également été un grand moment d’incompréhension mutuelle. Il est presque le symbole du choix du modèle  anglo-saxon de notre pays et de la financiarisation de son économie  contre un modèle allemand  privilégiant moins la finance que le maintien d’un tissu industriel puissant ; moins le clinquant des marchés que la robustesse de ses circuits de financement (même s’il y a eu quelques sérieux dérapages de quelques acteurs tentés par les gains faciles en 2006/2007).     

Je ne reviendrai pas sur les évolutions récentes décrites par plusieurs commentateurs.   Il est clair que les écarts et les agacements  – de toutes nature- grandissent entre nos deux pays alors  qu’il y a aussi et plus généralement délitement de l’idée européenne.

« Que va-t-il se passer dans l’avenir proche ? Nul ne sait »dit M. Rocard.

Faisons le souhait que les deux peuples et plus encore leurs élus sachent  tisser dans les toutes prochaines années de nouveaux liens solides pour entraîner à nouveau l’Europe vers la paix et la prospérité. L’histoire ne se répète pas mais…